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Pâtisserie Simon : buffet de nostalgie

26/8/2012

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Il est de ces endroits que l'on voudrait qu'ils ne changent jamais. Comme la Pâtisserie Simon, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, à qui l'on n'a pas appris la venue du nouveau millénaire. Et c'est très bien ainsi.
Photo
a vitrine de chez Simon serait un bon espoir de médaille au Championnat des présentoirs étranges et peu appétissants. Et pourtant, il faut passer outre les pains en forme d'animaux ou de Casper le fantôme (ce qui peut être mignon, sauf lorsque les boulanges en forme de scorpion montraient l'appui du pâtissier à la lutte contre le proxénétisme), faire sonner la cloche et entrer dans cette capsule figée dans le temps et le sucre.

Droit devant, tout un assortiment de pâtisseries classiques : éclairs au chocolat et à la cossetarde, framboisiers, souris en pâte d'amande, minis gâteaux au fromage bien moelleux, tartelettes aux fruits, millefeuilles prétendant au top 5 des meilleurs de la ville.

Sur la gauche, les gros pains de fesse (ou pains de ménage à deux miches, pour les prudes), les baguettes et le carnaval des animaux croûtés.

À droite, un présentoir d'une autre époque, celle de ma grand-mère : des tonnes et des tonnes de petits fours sucrés, des montagnes de biscuits sablés, en coeur, en fleur, en lune, tous recouverts de grains de sucre brillant. Une recette qui n'a pas changé d'une pincée depuis 1948, à ce que j'ai su. Les prix non plus, puisque je ressors avec une quinzaine de délicats petits biscuits pour à peine moins de deux dollars.

Tout autour, un décor qui n'a pas pris une ride, car il n'a pas su que dehors, le temps passait.

Envie de ne pas vous fier aux apparences?

Pâtisserie Simon
471, rue Saint-Jean

Argent comptant seulement (c'est important de s'en rappeler quand on veut manger un peu plus qu'un seul biscuit à 12 sous)
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Marché public de Sainte-Foy : parce que l'été n'est pas encore mort

21/8/2012

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Je ne déclare pas l'été terminé tant qu'il y a des fraises sur les étals de marché. Donc, pas avant la mi-octobre, vu que les p'tites bêtes rouges ne se laissent pas impressionner par les feuilles mortes. Ça tombe bien, le marché public de Sainte-Foy, ma nouvelle destination d'alimentation professionnelle (dans le sens de «sur les heures de travail»), en propose à la tonne. Ça, et tous les autres légumes de la chanson de Passe-Partout.
Fraises
C'est écrit «Maïs Neuville», mais je le sais bien que des maïs, c'est jaune pis c'est pas ça.
En plus des légumes en quantité assez suffisante pour faire manger de la soupe toute l'année aux acheteuses compulsives, les marchands offrent aussi des fleurs, des plantes, du miel, du sirop d'érable et d'autres produits préparés, dont d'excellents baklavas maison. De quoi se ramasser un dîner complet vite fait, frais et qui encourage des producteurs d'ici (contrairement à certains étals du marché Jean-Talon à Montréal... m'enfin).
Oui, en plein coeur de la semi-banlieue, loin du centre et de mon marché du Vieux-Port adoré, on retrouve des fraises de Saint-Nicolas (les meilleures!), d'authentiques bleuets du Lac-Saint-Jean qui te donnent l'accent quand tu les croques et tellement de blé d'Inde que tu vas manquer d'amis pour te faire des épluchettes.
Roger
Le célèbre Roger en action
Une visite au marché ne peut se conclure autrement qu'avec un arrêt chez Roger. Le Roger en question prépare sur place des hot-dogs européens, des smoked meat, des sandwichs à l'agneau fumé, mais surtout, des pains de viande. Avec un extra fromage en crottes à part de ça, le tout avec une bonne humeur qui stresserait Gregory Charles.
Pain à la viande
Le pain de viande doux-extra-fromage-dans-un-pain-rond de Roger, c'est aussi l'accessoire tout indiqué pour zieuter les tables de vieux cossins le dimanche, quand le marché se transforme en puces. Faites juste attention de ne pas dégouliner sur de vieux Reader's Digest.

Envie d'y flâner?

Marché public de Sainte-Foy
939, avenue Roland-Beaudin

Ouvert tous les jours de la mi-mai à la fin octobre
Marché aux puces le dimanche
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La Tanière : dans l'antre du savant fou

7/8/2012

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Dire que j'attendais cette soirée depuis deux ans n'est pas une exagération, malgré ma propension naturelle à celle-ci. Insatisfaite professionnellement, j'avais eu droit à un marché : «si tu changes d'emploi dans la prochaine année, je t'emmène à La Tanière». Heureusement que l'offre n'avait pas de date d'expiration...
L'Estuaire
Tranche de vie à part, j'ai enfin eu droit à mon 20 services si bien nommé Révolution. Malgré l'excitation, je me demandais bien comment j'allais passer à travers 6 services de plus qu'au Momofuku Ko, alors que 14 me semblait être un chiffre du diable (y'a pas de punch à cette anecdote, j'ai failli virer de l'oeil après 11, pour tout dire).

Disons-le tout de suite et bien franchement : les attentes étaient hautes. Non seulement mon fiancé et moi avions vu le chef Frédéric Laplante au Foodcamp (paraît d'ailleurs que la sommelière m'a reconnue : oui, c'était moi la fille trop motivée au premier rang), mais j'ai ma petite fixation moléculaire et nous sommes des habitués du wd-50 à New York. Et, en plus, j'attendais ça depuis deux ans (j'en remets). Fallait que ça soit su'a coche, comme diraient les gens cools et branchés.

Puisque le plaisir, à mon avis, de La Tanière, c'est de se laisser surprendre par les plats, je préfère vous laisser rêver avec les quelques photos ci-dessous plutôt que de vous commenter le menu en 20 points. Sachez que ce dernier change chaque saison, et que ce qui vous fait saliver aujourd'hui est à déguster maintenant ou jamais.
Oui, il y a de la sphérification, de la glace sèche (dans le sublime hommage au gargouillou de Michel Bras), des espumas, du sorbet refroidi à l'azote liquide, du faux cappucino, bref, tout l'arsenal du petit chimiste cuisinier 101. Mais derrière ce qui peut parfois paraître comme de l'esbrouffe se cache un désir réel de mettre en valeur des produits québécois, comme le thé du Labrador, la pintade, le bleuet, le loup marin (la façon de dire qu'on mange du phoque sans faire pleurer Paul McCartney), le piment d'argile (de la même famille que le piment d'Espelette, capsicum gorria), l'argousier et des dizaines d'autres. Le tout en accords réussis, souvent surprenants, avec des vins nature.

Mon chouchou vinicole : les Larmes de Divona, un pinot noir brut effervescent de Bourgogne, qui accompagnait un homard à la vanille.

Mon interrogation culinaire : avoir été inattentifs, on aurait mangé la lingette à la lavande, en se disant que c'était peut-être un won-ton revisité.

Mon exclamation de plaisir : la barbe à papa au canard et à la truffe, comme un amusement enfantin pour les grands.

Ma satisfaction de connaisseuse : le sanglier servi façon scotch, dans un bouillon à boire à même le ballon.

Ma petite déception : les deux desserts, bons sans être aussi épatants que les 18 autres services, ce qui donne quand même un score assez pas pire.

Ma joie d'invitée : le service attentionné et impeccable, juste ce qu'il faut, quoi.

Mon boni (en deux temps) : d'abord, la capsule à ramener à la maison, qui contient le menu (autographié, toé, chose!), de la gelée et une mignardise pour le lendemain matin (si quelqu'un a encore faim). Puis, à ma demande presque gênée, la chance d'avoir pu entrer en cuisine pour féliciter le chef (et, accessoirement, zieuter les stations).
Mignardise
Les plus curieux ou ceux imperméables aux émécheurs pourront zoomer la photo afin de découvrir la pléiade de plats inventifs, parfois curieux, qui nous ont été servis.
J'avais lancé la question à la blague sur ma page Facebook : mais pourquoi diable n'ai-je pas fini mes cantuccis?
Photo
La réponse : ils étaient à l'abricot... et à l'anis. Désolée, M'sieur Laplante, j'ai beau essayer, ça ne passe pas. Et non, cela ne termina pas la soirée sur une note amère, sans jeu de mots. Je vous ai dit que je reviendrais, et je tiendrai ma promesse. Et pas forcément à ma prochaine job.

Envie de vous faire gâter?

La Tanière
2115, rang Saint-Ange
Québec
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Manger ses souvenirs

2/8/2012

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Beaucoup de gens mangent leurs émotions. Moi, je mange mes souvenirs.

Mère et fille faussant (légèrement!) sur du Joe Dassin, parc des Laurentides (et pour ceux qui connaissent le rituel, oui, le parc était beau), une destination : le plus merveilleux chalet du monde sur le bord du plus grand lac du Québec.

Mais avant de sauter à l'eau avec maillot et chapeau, un arrêt de ravitaillement est nécessaire. Le long de la route principale, juste à la sortie d'Alma, une jolie maison jaune pâle annonce ses couleurs avec une grande enseigne lumineuse qu'on dirait piquée aux travaux routiers : « Crème molle, hot-dogs, produits régionaux ». Même si je me nourris d'avril à octobre des deux premiers items, c'est le troisième qui nous appelle. Parfum d'antan, qu'on dit. Bienvenue au comptoir La Boustifaille, là où y'a même un gazebo pour déguster son roteux.
Nous sommes accueillies, comme toujours, par Jeannot et Lise, avec un p'tit accent en prime (ça ajoute à l'ambiance). Le comptoir de Jeannot n'est pas assez grand pour tout ce que nous y empilons à chaque fois : tourtière (de la vraie de vraie, pas du fichu pâté à la viande), du fichu pâté à la viande en mini format (extra pâte!), porc mariné, salade de légumes, saucisses maison (y'en a des picotées bleues...), pain frais, tartes (bleuets, fraises, framboises, sucre, pommes, diabète non compris) et beaucoup, beaucoup de bleuets, frais cueillis. Des bleuets minuscules qui ne vivront pas longtemps. Contrairement à moi, qui viens d'atteindre ma consommation maximale annuelle d'antioxydants en une seule fin de semaine.
Bar à desserts
Bol de crème, sucre, bleuets : répétez jusqu'à ce le pot soit vide. Le leitmotiv de mon enfance, ça. Et s'il ne reste plus de bleuets, on se rabat sur le comptoir de pâtisseries à l'ancienne : bonbons aux patates, galettes au sirop, gâteau à la guimauve (en bas, à gauche, vous le voyez vous faire de l'oeil?), galettes aux framboises, carrés aux dattes, fudge... tout ce que cachait ma grand-mère dans de grands Tupperware vintage rouges. Que j'allais vider en douce, la nuit, prétextant une envie de pipi. Kleptomane gourmande de prématernelle, une fois la bouche pleine et barbouillée, j'allais tirer la chasse. Le crime parfait, qu'elle se disait, en ricanant de ses dents de lait. Jusqu'à ce qu'elle se claque 12 caries d'un coup. 
Tracteur florissant
On se quitte sur de sages paroles : « Si vous allez cueillir du bleuet sauvage, faites attention à l'our. » C'est promis, Jeannot. Et tu risques de me revoir bientôt. Sitôt que je me trouve un chauffeur (Joe Dassin est optionnel).

Envie d'y rouler?

Comptoir La Boustifaille (ouvert uniquement l'été)
5261, avenue du Pont Nord
Alma

Pour d'autres découvertes sur les routes du Québec et d'ailleurs, suivez le blogue de Katerine-Lune Rollet.
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