– Où tu vas en fin de semaine?
– Au premier Foodcamp Québec.– C'est quoi, ça?– Je sais pas trop. Paraît qu'on va manger comme des porcs, rencontrer des vedettes et mettre enfin des faces sur des twitteux. J'ai mis une belle robe au cas où.
Le Foodcamp, c'est...
... une folle idée de
Francis Laplante qui a fait son chemin. Une journée entière sous le signe de la gourmandise et de la convivialité.
... des ateliers-conférences de grands chefs, en odorama et dégustatoscope.
« Oh mon dieu, on va manger toute la journée, ça n'a pas de bon sens ! », dit une madame presque horrifiée à une blogueuse (ça a été twitté, donc c'est vrai).
... aller à la rencontre de producteurs d'ici, qui font des produits de qualité dans des conditions pas toujours faciles, mais dont la passion est plus que communicative.
Mais le Foodcamp, c'est aussi...
.. des prestations de pâtisserie haute voltige sur fond de
dubstep. Fumée, jeux de lumières, explosions de ballons, j'me serais crue dans un
rave. Sauf qu'on était tous à jeun (le sucre, ça compte?) et que les
glowsticks étaient remplacés par Instagram.
... manger une crème brûlée dans le
hatchback d'une Volkswagen. C'est ce qui arrive quand tu fais descendre de Sherbrooke
le blogueur Olivier, qu'il apporte un dessert juste pour toi et qu'il le caramélise avec sa torche à même le stationnement du Château Laurier.
... faire sa groupie avec Danny St-Pierre, l'un des chefs les plus hilarants et les plus talentueux de sa génération. Il a maintenant un charmant problème : 300 participants au Foodcamp vont aller lui
booker son resto
Auguste tout l'été.
... se faire gâter pas possible. Je peux maintenant me pavaner à mon futur nouveau boulot avec une tasse Keep Cup offerte par
Be Coffee. Ça valait la peine de se lever à une heure impossible un samedi matin dans un froid sibérien.
... ♥ attention, moment d'émotion ♥ rencontrer enfin des blogueurs, des foodies, des passionnés avec qui on discute presque tous les jours sur les intertubes. Et se rendre compte qu'on est collectivement au diapason : manger est plus qu'un plaisir, c'est un besoin viscéral qui doit être partagé pour être satisfaisant. (Vous pourriez juste dire qu'on est dépendants affectifs, ça serait un beau synonyme.)
Et alors?
Après tant d'excès, on se trouve vraiment cocotte d'avoir réservé pour un festin entre amis au
Hosaka-ya. J'ai bu un thé,
that's it. Mais, encore dans les vapes euphoriques, ça ne m'a même pas fait de peine de ne pas manger. Pour les 15 heures suivantes. C'est dire... Mais je me cultive déjà un appétit pour l'an prochain. En attendant, ma place à
La Tanière est réservée (le 29 juin, je me roule par terre) et on n'attend que le temps clément pour une virée à Sherbylove.
Pour un vrai récapitulatif de la journée, écoutez ma chronique à La capitale blogue en baladodiffusion!Merci Julien pour avoir immortalisé la dégustation dans ton coffre de char et mon moment « Mon dieu je touche à Danny » en compagnie d'Olivier.