Un jour, une copine me professait son amour pour Ricardo en disant : «Mais toi, t'es snob, tu dois le trouver kétaine!». Que nenni, chère. J'adore Ricardo. Ça explique le petit shake que j'ai pogné quand je suis arrivée aux studios de Radio-Canada pour ma chronique à Bien dans son assiette, et qu'il était là. Tout comme MHH, j'assume publiquement mon semi-fanatisme. Mais je sais que plusieurs d'entre vous vivent encore cette passion en secret. C'est correct, on va vous aider à assumer votre ricardisme.
D'abord, sachez que la rumeur persistante voulant qu'il ait comme unique public des matantes est assez fausse merci : de tous les abonnés à son infolettre (qui se chiffrent presque en centaine de milliers), beaucoup ont en bas de 35 ans... Ça fait des pas mal jeunes matantes, ça.

Ensuite, dites-vous que même les blogueurs branchés, qui côtoient de grands chefs et qui travaillent dans l'industrie, sont impressionnés par le golden boy de la télé culinaire. Un tweet, et déjà je suscitais l'envie. Son nouveau livre sur la mijoteuse (bon, une autre affaire de matante!) fait le bonheur des gourmands à travers la blogosphère. Avec 80 000 exemplaires imprimés, on devait prévoir en vendre ailleurs que dans les maisons de retraite...

Finalement, il n'y a même pas assez de matantes dans le monde pour acheter assez sa revue afin d'en faire un meilleur vendeur que Jamie Oliver. Je vous jure: son magazine dépasse les ventes de celui de Jamie à travers la planète. Et pourtant, personne ne rougit en chuchotant qu'il aime bien Oliver...

Mais pourquoi cette gêne, au juste? Parce qu'on devrait tous passer trois heures chaque soir à monter une assiette digne du Toqué? Pourquoi ne faudrait-il pas avouer qu'on a tous envie de quelque chose de simple, de bon, de rassurant, sans pour autant se caller du ti-poula tous les soirs, parce qu'on a à peine l'énergie pour lever le combiné?

La cuisine de Ricardo (et tout ce qui porte son prénom) marche pour deux raisons essentielles :
  • C'est simple sans être simpliste;
  • C'est bon, c'est juste trop bon.

Oui, comme toute personne qui réussit publiquement, Ricardo polarise les opinions. Plusieurs ont d'ailleurs un p'tit sourcil levé de surprise quand je dis (et non j'avoue) que je l'admire, tant pour sa personne, son engagement que sa réussite. Toi, t'en as bâti un, dernièrement, un empire culinaire? Non. Mais cet étonnement me fait bien rire; j'aime quand les gens découvrent que je ne suis pas aussi snob-hautaine-pincée qu'on le croit... et ça fait bien rire Ricardo aussi. Parce que oui, je lui en ai parlé, du pseudo-matantisme qui lui collait à la peau. Je suis game de même. Et il l'a bien pris. Parce que les matantes qui l'aiment, elles n'ont pas toutes 80 ans. La preuve : j'en ai juste 29.
Merci à mon amie Sandra pour l'aveu qui m'a servi textuellement de titre à ce billet.
 


Comments

23/10/2012 11:11

J'adore écouter ses émissions, lire sa revue, ses livres de recettes, utiliser son site Internet pour trouver des recettes! J'assume totalement mon Ricardisme! :)

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Allô !
23/10/2012 16:00

J'assume également mon Ricardisme et j'ai 23 ans ! Yé ! Une jeune matante je suis !

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Nadia
23/10/2012 18:17

J'ai 30 ans et j'assume mon ricardisme!

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Maude
23/10/2012 20:10

Je serais curieuse de connaître tes recettes préférées! Peut-être pourrais-je être convertie, aussi. :)

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24/10/2012 15:26

Bonjour Marie!

Je suis fan de son cari simplissime aux crevettes : http://www.ricardocuisine.com/recettes/150-cari-de-crevettes

Petite twist : ajoute de la pâte de cari vert pour plus de profondeur... et de piquant!

Au dessert : son pouding au chocolat... comme celui de ma mère!
http://www.ricardocuisine.com/recettes/5409-pouding-au-chocolat

Et au déjeuner : le pouding aux vieilles chocolatines
http://www.ricardocuisine.com/recettes/5051-pouding-au-pain-et-aux-pommes-avec-chocolatines-

Astuce : remplace les pommes par des bananes, et ajoute un peu de rhum! Tu peux facilement trouver des chocolatines de la veille en spécial dans les boulangeries, c'est mon truc!

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24/10/2012 06:13

J'aime beaucoup ton article Caro, et je suis d'accord qu'il ne faut pas se mettre à prétendre qu'on cuisine tous du 5 étoiles tous les soirs. La cuisine de tous les jours, ça peut être simple ET bon! Je ne connais pas bien Ricardo et j'avoue que jusqu'à récemment je taquinais gentiment mes amies fans (et sont toutes dans la trentaine) parce que quand on aime Ricardo, on est en Amour avec un grand A. Puis j'ai feuilleté ses magazines et ses livres (beau, bien faits et alléchants), et j'ai goûté les recettes faites par mes amies, et force m'est d'admettre que ce sont des succès à tout coup!

Je ne pense pas devenir sa fan numéro un de sitôt - je suis sur-saturée de livres et magazines et découpes de recettes à essayer, et puis je reste fidèle à Jamie ;) - mais je lui donne tout le crédit de son succès. Bien plus qu'à la bande de chefs "tout dans les biceps" qui ont apparu dans le paysage télé dans les dernières années!

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24/10/2012 15:29

Merci Marie!

Tu as bien raison : Ricardo, on ne l'aime jamais à moitié. Mais difficile de résister à son succès. Ses livres et son magazine ont une facture visuelle presque sans égale au Québec. Comme je te sais sensible à ces détails, je suis heureuse de savoir que, même fidèle à Jamie, tu lorgnes un peu de l'autre côté ;o)

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26/10/2012 08:06

Que ceux qui n'ont jamais fait une recette de Ricardo lancent la première pierre!

Laurie-Anne, 29 ans!

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Anne-Marie Goulet
29/10/2012 14:13

Bravo Caroline! En plein dans le mille !
À 28 ans, je ne suis pas gênée de dire à tous ceux qui me demande de qui peux bien provenir la magnifique et délicieuse recette que je viens de leur cuisiner que c'est du Ricardo.
Il faut dire aussi que Ricardo et son équipe ont une excellente façon de rejoindre un public plus jeune (émission dynamique, magazine bien construit et intéressant !)
Que dire de plus...je l'adore !!

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