Il est de ces endroits que l'on voudrait qu'ils ne changent jamais. Comme la Pâtisserie Simon, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, à qui l'on n'a pas appris la venue du nouveau millénaire. Et c'est très bien ainsi.
La vitrine de chez Simon serait un bon espoir de médaille au Championnant des présentoirs étranges et peu appétissants. Et pourtant, il faut passer outre les pains en forme d'animaux ou de Casper le fantôme (ce qui peut être mignon, sauf lorsque les boulanges en forme de scorpion montraient l'appui du pâtissier à la lutte contre le proxénétisme), faire sonner la cloche et entrer dans cette capsule figée dans le temps et le sucre.
Droit devant, tout un assortiment de pâtisseries classiques : éclairs au chocolat et à la cossetarde, framboisiers, souris en pâte d'amande, minis gâteaux au fromage bien moelleux, tartelettes aux fruits, millefeuilles prétendant au top 5 des meilleurs de la ville.
Sur la gauche, les gros pains de fesse (ou pains de ménage à deux miches, pour les prudes), les baguettes et le carnaval des animaux croûtés.
À droite, un présentoir d'une autre époque, celle de ma grand-mère : des tonnes et des tonnes de petits fours sucrés, des montagnes de biscuits sablés, en coeur, en fleur, en lune, tous recouverts de grains de sucre brillant. Une recette qui n'a pas changé d'une pincée depuis 1948, à ce que j'ai su. Les prix non plus, puisque je ressors avec une quinzaine de délicats petits biscuits pour à peine moins de deux dollars.
Tout autour, un décor qui n'a pas pris une ride, car il n'a pas su que dehors, le temps passait.
Droit devant, tout un assortiment de pâtisseries classiques : éclairs au chocolat et à la cossetarde, framboisiers, souris en pâte d'amande, minis gâteaux au fromage bien moelleux, tartelettes aux fruits, millefeuilles prétendant au top 5 des meilleurs de la ville.
Sur la gauche, les gros pains de fesse (ou pains de ménage à deux miches, pour les prudes), les baguettes et le carnaval des animaux croûtés.
À droite, un présentoir d'une autre époque, celle de ma grand-mère : des tonnes et des tonnes de petits fours sucrés, des montagnes de biscuits sablés, en coeur, en fleur, en lune, tous recouverts de grains de sucre brillant. Une recette qui n'a pas changé d'une pincée depuis 1948, à ce que j'ai su. Les prix non plus, puisque je ressors avec une quinzaine de délicats petits biscuits pour à peine moins de deux dollars.
Tout autour, un décor qui n'a pas pris une ride, car il n'a pas su que dehors, le temps passait.
Envie de ne pas vous fier aux apparences?
Pâtisserie Simon
471, rue Saint-Jean
Argent comptant seulement (c'est important de s'en rappeler quand on veut manger un peu plus qu'un seul biscuit à 12 sous)
471, rue Saint-Jean
Argent comptant seulement (c'est important de s'en rappeler quand on veut manger un peu plus qu'un seul biscuit à 12 sous)



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