Dire que j'attendais cette soirée depuis deux ans n'est pas une exagération, malgré ma propension naturelle à celle-ci. Insatisfaite professionnellement, j'avais eu droit à un marché : «si tu changes d'emploi dans la prochaine année, je t'emmène à La Tanière». Heureusement que l'offre n'avait pas de date d'expiration...
Tranche de vie à part, j'ai enfin eu droit à mon 20 services si bien nommé Révolution. Malgré l'excitation, je me demandais bien comment j'allais passer à travers 6 services de plus qu'au Momofuku Ko, alors que 14 me semblait être un chiffre du diable (y'a pas de punch à cette anecdote, j'ai failli virer de l'oeil après 11, pour tout dire).
Disons-le tout de suite et bien franchement : les attentes étaient hautes. Non seulement mon fiancé et moi avions vu le chef Frédéric Laplante au Foodcamp (paraît d'ailleurs que la sommelière m'a reconnue : oui, c'était moi la fille trop motivée au premier rang), mais j'ai ma petite fixation moléculaire et nous sommes des habitués du wd-50 à New York. Et, en plus, j'attendais ça depuis deux ans (j'en remets). Fallait que ça soit su'a coche, comme diraient les gens cools et branchés.
Puisque le plaisir, à mon avis, de La Tanière, c'est de se laisser surprendre par les plats, je préfère vous laisser rêver avec les quelques photos ci-dessous plutôt que de vous commenter le menu en 20 points. Sachez que ce dernier change chaque saison, et que ce qui vous fait saliver aujourd'hui est à déguster maintenant ou jamais.
Disons-le tout de suite et bien franchement : les attentes étaient hautes. Non seulement mon fiancé et moi avions vu le chef Frédéric Laplante au Foodcamp (paraît d'ailleurs que la sommelière m'a reconnue : oui, c'était moi la fille trop motivée au premier rang), mais j'ai ma petite fixation moléculaire et nous sommes des habitués du wd-50 à New York. Et, en plus, j'attendais ça depuis deux ans (j'en remets). Fallait que ça soit su'a coche, comme diraient les gens cools et branchés.
Puisque le plaisir, à mon avis, de La Tanière, c'est de se laisser surprendre par les plats, je préfère vous laisser rêver avec les quelques photos ci-dessous plutôt que de vous commenter le menu en 20 points. Sachez que ce dernier change chaque saison, et que ce qui vous fait saliver aujourd'hui est à déguster maintenant ou jamais.
Oui, il y a de la sphérification, de la glace sèche (dans le sublime hommage au gargouillou de Michel Bras), des espumas, du sorbet refroidi à l'azote liquide, du faux cappucino, bref, tout l'arsenal du petit chimiste cuisinier 101. Mais derrière ce qui peut parfois paraître comme de l'esbrouffe se cache un désir réel de mettre en valeur des produits québécois, comme le thé du Labrador, la pintade, le bleuet, le loup marin (la façon de dire qu'on mange du phoque sans faire pleurer Paul McCartney), le piment d'argile (de la même famille que le piment d'Espelette, capsicum gorria), l'argousier et des dizaines d'autres. Le tout en accords réussis, souvent surprenants, avec des vins nature.
Mon chouchou vinicole : les Larmes de Divona, un pinot noir brut effervescent de Bourgogne, qui accompagnait un homard à la vanille.
Mon interrogation culinaire : avoir été inattentifs, on aurait mangé la lingette à la lavande, en se disant que c'était peut-être un won-ton revisité.
Mon exclamation de plaisir : la barbe à papa au canard et à la truffe, comme un amusement enfantin pour les grands.
Ma satisfaction de connaisseuse : le sanglier servi façon scotch, dans un bouillon à boire à même le ballon.
Ma petite déception : les deux desserts, bons sans être aussi épatants que les 18 autres services, ce qui donne quand même un score assez pas pire.
Ma joie d'invitée : le service attentionné et impeccable, juste ce qu'il faut, quoi.
Mon boni (en deux temps) : d'abord, la capsule à ramener à la maison, qui contient le menu (autographié, toé, chose!), de la gelée et une mignardise pour le lendemain matin (si quelqu'un a encore faim). Puis, à ma demande presque gênée, la chance d'avoir pu entrer en cuisine pour féliciter le chef (et, accessoirement, zieuter les stations).
Mon chouchou vinicole : les Larmes de Divona, un pinot noir brut effervescent de Bourgogne, qui accompagnait un homard à la vanille.
Mon interrogation culinaire : avoir été inattentifs, on aurait mangé la lingette à la lavande, en se disant que c'était peut-être un won-ton revisité.
Mon exclamation de plaisir : la barbe à papa au canard et à la truffe, comme un amusement enfantin pour les grands.
Ma satisfaction de connaisseuse : le sanglier servi façon scotch, dans un bouillon à boire à même le ballon.
Ma petite déception : les deux desserts, bons sans être aussi épatants que les 18 autres services, ce qui donne quand même un score assez pas pire.
Ma joie d'invitée : le service attentionné et impeccable, juste ce qu'il faut, quoi.
Mon boni (en deux temps) : d'abord, la capsule à ramener à la maison, qui contient le menu (autographié, toé, chose!), de la gelée et une mignardise pour le lendemain matin (si quelqu'un a encore faim). Puis, à ma demande presque gênée, la chance d'avoir pu entrer en cuisine pour féliciter le chef (et, accessoirement, zieuter les stations).
J'avais lancé la question à la blague sur ma page Facebook : mais pourquoi diable n'ai-je pas fini mes cantuccis?
La réponse : ils étaient à l'abricot... et à l'anis. Désolée, M'sieur Laplante, j'ai beau essayer, ça ne passe pas. Et non, cela ne termina pas la soirée sur une note amère, sans jeu de mots. Je vous ai dit que je reviendrais, et je tiendrai ma promesse. Et pas forcément à ma prochaine job.



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